Une semaine sans réseaux sociaux. Comme un parfum de liberté.

Ah les réseaux... c'est quand même une invention incroyable. On peut y prendre des nouvelles de ses amis à tout moment, débattre pendant des heures avec des inconnus, s'informer, s'inspirer, se divertir, partager son travail, son art, faire sa pub, ou juste se montrer... Mais on peut, aussi, et surtout, y faire de la merde et y gaspiller beaucoup de temps. 

 

 

Perso, je passe en moyenne, et ce depuis plusieurs années, 4 heures par jour sur les réseaux. (Réseaux se résumant à Facebook et Instagram, ayant passé l'âge d'aller sur Snap et Tik Tok, dieu merci (je n'ose imaginer le nombre d'heures que j'y passerai, sinon.))

 

Passer 4 heures par jour sur les réseaux, quand bien même on n'y fait pas que scroller, c'est beaucoup trop, vous en conviendrez. Car quand on y passe autant de temps, on va pas se mentir, c'est surtout parce qu'on ne peut pas s'en empêcher. Instagram ? J'en suis complètement addict, c'est affligeant, mais c'est comme ça. Dès que j'ai une mini baisse de régime, un mini début d'ennui, que j'ai besoin de me donner une contenance, de me rassurer, de me réconforter etc... je dégaine le portable et je slide direct sur l'appli. J'ai pourtant désactivé les notifications depuis des mois et l'ai reléguée aux pages secondaires de mon bureau, mais rien n'y fait, j'y retourne encore et sans cesse, de la même manière que je débloquais, jadis, mes ex toxiques, tous les 4 matins.

 

Sauf que... les ex toxiques... ça fait un petit bout de temps que j'ai réussi à m'en débarrasser, ainsi que pleins d'autres démons. Ces derniers temps, je sens que je suis plus forte, que j'arrive de plus en plus à me détacher de mes addictions en tout genre. Et si j’étais devenue assez forte pour me détacher également de la dernière arrivée ? 4 heures par jour !! 4 heures, quoi. 4 heures que je pourrais passer à lire, à étudier, à me balader...

 

Allez, c'est aujourd'hui. Aujourd'hui que j'applique mes bonnes résolutions, aujourd'hui que je teste ma résistance au manque et à la frustration, aujourd'hui que je me défie, aujourd'hui que je fais des efforts.

 

Aujourd'hui, je coupe tout. Mais juste pour une semaine. Faut pas déconner.

Jour 1 : mercredi.

Il est 17h10 exactement. Après avoir annoncé sur mon compte Insta que je faisais une pause, je suis surprise de voir que je respecte mon engagement la seconde d’après. Ni une, ni deux, je désinstalle Instagram et Facebook. Non sans une pointe de panique. L'espace d'un instant, j'ai peur de ne pas avoir lu (et avoir répondu à) tous mes derniers messages. Mais je me résonne assez vite : et puis après ? Le monde va-t-il s’arrêter de tourner si c'est le cas ?

 

C'est le début du lâcher-prise. Je commence à dire aurevoir à l'une de mes plus grosses addictions. Je me sens super forte et fière de moi !

 

 

17h17 : putain j'ai oublié de désinstaller Messenger. J'ai une notif, ça m’énerve. Je me force à ne pas lire ce qu'on m'a envoyé et la désinstalle également.

 

Après m’être agacée, il y a 2 jours, d'avoir emporté avec moi mon paquet de clopes, au lieu de l'avoir laissé dans la voiture (là où je le cache habituellement pour n'en fumer que 2 ou 3 max par jour), je ne me reconnais définitivement pas.

 

17h20 : je ne sais pas quoi faire. Le manque se fait déjà ressentir. Ah ouais, c'est effrayant de voir à quel point on en est dépendant... Ça me conforte dans l'idée que j'ai bien fait. Il était vraiment temps que j’apprenne à vivre par moi et moi seule, sans aucun palliatif à portée de main quand j'ai besoin de me rassurer. Je décide d’écouter mon corps pour savoir ce que j'ai vraiment envie de faire. Il me dit d'aller faire une sieste. (Je pense, surtout, qu'il a envie de fuir dans une autre activité réconfortante pour oublier le manque, mais admettons.)

 

17h26 : je suis dans mon lit. Je pense déjà à quand je vais réinstaller les réseaux. Je me dis qu'il faudrait que je m'autorise des plages horaires. Genre, 1 heure par soir et tout le dimanche. Un truc comme ça. Ça me fait penser à quand j'ai arrêté la coke. Incapable de ne pas en prendre si y'en avait devant moi, je me suis d'abord accordé des écarts planifiés. Seulement le week-end, puis que le dimanche, puis que quand on m'en offrait. Puis j'ai fini (après des années, tout de même) par réussir à savoir refuser quand on m'en proposait.
J'espère que ça va pas prendre des années aussi pour les réseaux...

 

Bon, la sieste on a dit.

 

18h46 : Alors... j'ai dépassé les 30 minutes prévues mais ça va, j'ai déjà fait bien pire. Quel étrange réveil. Habituellement la première chose que je fais c'est prendre mon portable pour aller sur les réseaux. Cette fois-ci je suis restée cinq minutes dans mon lit, complètement perdue, à, encore une fois, me demander ce que je pourrais faire... mon esprit a commencé à voguer et je me suis rappelée que je tenais le journal de cette sortie de dépendance.


Bien pratique cette chronique, quand même, pour un sevrage en douceur...

 

20h14 : je décide de partir faire des courses. Ouais, si tard. Ça fait des semaines que je me dis qu'il faudrait que je me mette à cuisiner des trucs sains. Profitons de ce regain de volonté pour le faire aussi. C'est la journée des bonnes actions.

 

20h16 : par réflexe, j'ai pris mon portable et cherche Instagram, j'ai slidé plusieurs fois machinalement avant de me demander ce que je faisais... C'était devenu un automatisme...

 

21h35 : mon ex toxique revient par SMS. Après plusieurs mois sans nouvelles. Cela me confirme que je ne suis pas folle : c’était bien lui derrière les faux comptes malveillants qui me suivaient. Je bloque son nouveau numéro. Je suis la plus forte du monde entier.

 

22h59 : un pote m'envoie un lien Instagram via Wattsap. Je résiste. Il me teste qu'il me dit... Je suis la plus forte de tout le système solaire.

 

23h30 : j'avais l'habitude de scroller sur Instagram avant de me coucher. Un peu comme une comptine pour m'endormir. Ça me fait tout bizarre. Il faut que j'apprenne à me rassurer, toute seule, sans rien, on a dit. Trop fatiguée pour lire, je m'endors direct. Je suis la plus forte du monde, de tous les systèmes solaires et des univers réunis.

 

Bilan de la journée : j'ai l'impression d’arrêter de fumer pour la première fois. Je suis un peu perdue, je dois remplacer des habitudes, mais la bonne nouvelle c'est que je les remplace par des trucs sains, comme la cuisine. Je suis méga fière de moi. De plus, mon portable n'a pas besoin d’être rechargé à la fin de la journée. Point également non négligeable à prendre en compte pour ce bilan plus que positif.

 

Jour 2 : jeudi.

8h36 : Je reste allongée dans mon lit et je ne sais pas à quoi penser. J'essaie de ne penser à rien mais je sens que je me rendors. J'essaie donc de penser à ce que je vais faire de ma journée. Achille vient me faire un câlin. Il est content que, pour une fois, je n'ai pas mon portable dans la main. Je m’emmerde assez vite et finis par me lever.

 

14h17 : je fume l'une de mes 2 cigarettes de la journée et c'est le seul moment où je pense aux réseaux. D'habitude, je scrolle le temps de la clope. Finalement je la fume rapidement et l'envie passe aussitôt. Note pour plus tard : si je ne fume plus du tout je n'aurai pas besoin d'Instagram pour m'occuper.

 

18h20 : Je suis restée plus longtemps que d'habitude à l'escalade. Je ne sais pas si ça a un rapport. En revanche, le fait d'avoir parlé avec absolument toute la salle en a forcément un.

 

Je me rends compte que je passais énormément de temps à discuter via Instagram. Entre mes pensées quotidiennes que je partageais et les amis avec qui je continuais la discussion en privé, je pense que ça me prenait bien 1 heure (voire 2) par jour sur les 4. Du coup, ça me manque. J'ai besoin de sociabiliser. Par contre, je ne sais pas trop si je préfère le faire en vrai ou via les réseaux. Via les réseaux, je peux (mieux) choisir avec qui je parle et surtout, de quel sujet je veux parler. Note pour plus tard : pas besoin des réseaux pour appeler ses amis restés sur Paris.

 

19h : Je cuisine les légumes que j'ai acheté la veille. Je suis tentée d'aller sur Instagram regarder quelques recettes. Je me rappelle que je ne peux pas. Je me reporte sur Pinterest.

 

Créer me manque autant que sociabiliser. Si la fonction « story » de Instagram stimulais ma créativité, je compense en créant des recettes et en imaginant les prochaines activités que j'ai envie d'expérimenter.

 

23h42 : Je me demande quand même si je rate des messages et quelles ont été les réactions à mes dernières stories mais ça ne me préoccupe pas très longtemps et m'endors rapidement.

Bilan de la journée : dans l'ensemble c'est pas trop dur en fait, j'y ai pensé mille fois moins que la veille et les automatismes commencent déjà à partir. Je me rends compte que je sociabilise plus en vrai, que je fais marcher ma créativité sur d'autres choses que le partage de story et que j'ai un temps pour moi de meilleure qualité. J'ai écouté plus de musique et de podcast que d'habitude et me suis inspirée de Pinterest pour trouver des idées recettes et tatouages (ouais, rien à voir).

Jour 3 : vendredi.

10h : J'aurais eu besoin de contacter quelqu'un dont j'ai pas le numéro. Je relativise et me dis que rien n'est grave ou ne presse et que mon challenge est plus important.

 

15h36 : je recommence un livre que j'avais arrêté car il fallait se concentrer (et donc, faire des efforts). Si l'envie me prend encore de fuir sur les réseaux quand l'ennui pointe le bout de son nez ou que des efforts doivent être fournis quelque part, je finis rapidement par trouver le courage de commencer des activités bien plus intéressantes.

 

20h52 : j'ai beaucoup plus d'inspiration. Je viens d’écrire sur pleins de sujets. À ne pas naviguer sur les réseaux mon cerveau est libre et ça fuse. Des dizaines de nouvelles idées me viennent à l'esprit. Que je note sur mon portable.


Maintenant que mon téléphone n'est plus associé aux réseaux, quand je le prends je vais vraiment sur mon bloc-note pour écrire. Quand je pense au nombre de fois où j'ai oublié des idées car, entre temps, j'avais machinalement ouvert Instagram au lieu de Wattpad....

 

 

 

23h : j'ai dansé toute seule dans mon salon pendant environ 2 heures. Je l'ai fait de façon intuitive (merci Maïlys pour l'idée), sans me regarder dans la glace, en me laissant simplement porter par la musique. Ça m'a fait un bien fou de ne me sentir jugée ni par moi, ni par les autres. L'aurais-je fait si j'avais eu Instagram à portée de main ? Certainement pas.

 

Bilan de la journée : Je songe fortement à arrêter définitivement les réseaux, je réalise que je suis bien mieux sans. Mais, j'ai tout de même envie de partager mes textes ou mes chroniques et c'est le meilleur moyen. Du coup, va falloir que je trouve une solution.
Peut-être des créneaux ? Me mettre des limites ?

Jour 4 : samedi

15h40 : je suis allé m'acheter des crayons de couleurs, des feuilles et un tableau en liège. C'est le matériel dont j'ai besoin pour réaliser les exercices proposés dans le livre que je suis en train de lire.

 

Je n’arrête pas de me dire que de stopper les réseaux était la meilleure chose que je pouvais faire.

 

Ça me rappelle quand j'étais au chômage et en couple depuis des années avec quelqu'un qui me rassurait. J'avais connu une période un peu similaire ou j'avais eu du temps pour moi où j'avais fait marcher à fond ma créativité. J'avais adoré cette période. J'étais en formation donc j'apprenais pleins de trucs et je testais pleins de nouvelles expériences. J'ai écris mes 2 romans, fait mon arbre généalogique, appris les bases de la pâtisserie etc... Et si Instagram existait déjà, je n'avais pas besoin de combler mes peurs, rien à partager et n’éprouvais donc pas le besoin d'y aller. Ce n'est que quand j'ai dû faire la promotion de mon premier livre que j'ai commencé à vraiment utiliser l'appli. Puis quand je me suis séparée, l'addiction est arrivée...

 

Bilan de la journée : J'ai passé des heures à cuisiner et à écrire. Puis j'ai regardé des émissions de culture. Je n'y ai pas pensé de toute la journée (à part pour écrire ma chronique). Je crois que me plonger dans les réseaux au lieu de me bouger (plus) les fesses à faire des trucs bons pour moi mais qui demandent un minimum d'efforts (comme apprendre à cuisiner des légumes par exemple) me permettait de rester dans ma zone de confort. Comme j'avais peur de commencer de nouvelles habitudes (et par fainéantise, aussi, sûrement), je me trouvais des excuses. Ma préférée : le manque de temps. C'est sûr que quand on passe 4 heures par jour sur les réseaux, du temps, il ne nous en reste plus beaucoup...

Jour 5 : dimanche

10h : Je suis dans mon lit en pleine réflexion. (C'est l'avantage, maintenant, je ne suis pas au lit en plein scrollage, mais en pleine réflexion.) :
Sur les 4 heures que je passais en moyenne sur Instagram et Facebook, je passais environ 1h15 à créer et partager mes écrits/mes pensées etc... 1h à scroller sur des divertissement non ciblés (car on sait bien que c'est Instagram qui décide pour toi), 30 minutes à scroller sur des choses qui m’intéressaient réellement et 1h15 à discuter avec des humains. (À la louche tout ça, bien entendu.)

 

Or, maintenant que je n'ai plus Instagram, j'ai bien évidemment continué à faire tout ça mais le temps accordé a complément changé.

 

Je réalise que je passe beaucoup plus de temps (3h) à faire jouer ma créativité, dans la cuisine ou l’écriture, par exemple. Beaucoup moins de temps à me divertir (15 minutes) avec des choses sans intérêt, comme regarder des émissions de merde à la télé, par exemple. Beaucoup, beaucoup plus de temps à m'inspirer ou me cultiver (2h). Et environ le même temps à sociabiliser (mais je dois avouer que les discussions sont de moins bonne qualité, du moins, pour moi).

 

Donc, j'en conclus qu'il y a des avantages à ne plus être sur les réseaux : on se laisse moins divertir par de la merde, on y gagne du temps pour d'autres activités beaucoup plus enrichissantes mais qu'il y AUSSI des désavantages : les échanges humains m'élèvent moins et je ne partage plus du tout mes écrits.

 

La question est : comment trouver un compromis pour profiter des bienfaits sans sombrer dans l’addiction ?

Bah, écoutez, j'ai pas encore la réponse.

 

 

 

13h30 : je suis en famille et ma cousine nous raconte son week-end à Saint-Tropez. Tout le monde sait de quoi elle parle. Ils ont vu les stories. Je me sens un peu à l’écart mais suis tout de même contente de voir les photos en direct live. Ah, voilà, encore un des désavantages : j'aimais bien moi, être au courant de ce que faisaient les gens que j'aimais sans avoir besoin de les harceler de messages et coups de téléphone (dont je ne suis, de toute façon, pas friande.)

 

18h17 : Je suis en train d’écrire et je me rends compte que mes textes sont plus travaillés, plus rigolo aussi. J'ai l'impression que de ne plus avoir la pression de me dire "faut que ça soit parfait car je vais bientôt poster" rend mon travail meilleur.

Bilan de la journée : ne pas être au courant du week-end de ma cousine ne m'a pas tuée. Ne pas poster les photos que j'ai fait dans la journée ne m'a pas tuée. Ne pas écrire ma story du dimanche ne m'a pas tuée. Et mes textes sont de meilleure qualité. Mais que demande le peuple ?

Jour 6 : Lundi.

12h30 : je suis alitée. Grosse bronchite ou grippe, je ne sais pas trop. Sans portable, coincée dans mon lit, la journée va être longue. Je comprends que quand je n'ai la force de rien, les réseaux sont bien pratiques pour m'occuper. Je déplace la télé dans la chambre.

 

16h41 : ils sont forts Instagram quand même. Je reçois un mail (et une notification alors que ce n'est même pas ma messagerie principale) pour me rappeler que j'ai des messages non lus et de nouveaux abonnés. NON, JE NE CEDERAI PAS SATAN.

 

23h34 : à défaut de scroller sur les réseaux j'ai maté la première saison de Bridgerton. C'est sur Instagram que j'ai entendu parler de cette série. Encore une preuve que le partage a du bon, parfois.

Bilan de la journée : j'ai explosé le quota divertissement.

Jour 7 : Mardi

13h58 : j'ai dormi 12 heures d'affilées. Je n'ai même pas pensé à regarder Instagram au réveil et pourtant sans force, je m'ennuie. En fait le divertissement c'est bien mais que quand on peut vraiment vraiment rien faire d'autre.

 

17h06 : Alors que j'ai retrouvé un peu d’énergie et que je me mets à trier mon placard de fringues, je ne pense même plus aux réseaux, si ce n'est pour écrire ma chronique pour le lendemain.

 

Le changement est impressionnant.

 

19h23 : devant le miroir de ma salle de bain, je suis à la limite de regretter de devoir réinstaller les appli dans moins de 24h. J'ai bien envie de continuer la pause réseaux, mais je sais bien, aussi, qu'il y a des choses dont j'ai envie de profiter à nouveau et que je vais, donc, les réinstaller.

 

23h08: je termine ma chronique sans avoir trouvé la solution pour bénéficier uniquement des avantages des réseaux sans leurs inconvénients. Il s'agirait de pouvoir partager mes écrits, discuter et m’inspirer d'inconnus sans pour autant tomber dans la recherche de plaisirs faciles que sont les divertissements inintéressants. Je me dis que je vais continuer cette petite pause le temps de trouver un compromis avec moi-même.

Bilan de la journée : J'angoisse à l'idée de réinstaller Instagram de la même manière que j'angoissais de ressortir après le premier confinement...

Bilan de la semaine

Je suis super fière de moi. Non seulement, j'ai réussi à tenir, mais en plus, ce n’était pas aussi difficile que je l'avais imaginé. J'ai passé une semaine merveilleuse. J'ai testé pleins de nouvelles activités, stimulé ma créativité, me suis cultivée, ai profité de ma famille etc... Même si je faisais déjà tout ça en temps normal, j'y ai consacré bien plus de temps et, surtout, je n'ai pas eu besoin de me rassurer via le regard des autres. Je me sens libérée et forte. Mais, en même temps, certaines choses me manquent. Pas autant que je le pensais, mais tout de même. Les discussions animées avec des personnalités que l'on ne rencontre pas à tous les coins de rue, voir ce que mes (rares) amis (qui postent) font de leurs journées, quelques comptes publics intéressants que je suivais et, évidement pouvoir y partager mes écrits... C'est pas grand chose mais juste pour ça j'adore les réseaux et je ne compte pas m'en passer.

 

Je sais bien que le plus dur va être de réussir à résister une fois les appli réinstallées. Je commence déjà à angoisser. Il est beaucoup plus facile de tenir quand la tentation n'est pas à portée de main...

 

Le problème (et le génie) des réseaux est que tout soit concentré dans un seul et même endroit : créativité, inspiration, partage, sociabilisation et divertissement. On peut rapidement tout mélanger et glisser vers la recherche d'un plaisir immédiat presque automatique qui ne nous apporte rien d’autre qu'un bref moment de satisfaction. Surtout quand tout est fait pour nous inciter à y rester le plus longtemps possible...

 

Si tout n'est pas à jeter dans les réseaux, savoir trouver un équilibre est, je pense, nécessaire pour ne pas sombrer dans l'addiction. Les réseaux sociaux, comme tous les autres outils que le monde moderne met à notre disposition, peuvent se montrer formidables, à condition de bien savoir les utiliser. Je vais tacher de m'en rappeler.

 

 

2 comments

  • Bravo pour cette chronique.
    Comme à chaque fois, j’adore la façon dont tu écris. Un vrai talent.
    Puis en tant qu’addict a Insta, évidement ça me parle!!

    Clémentine
  • J’ai adoré !
    Tu écris vraiment bien. Tous tes articles sont intéressants à lire puis celui ci me parle particulièrement #addictaussi
    Bravo pour tes chroniques !!!

    Clémentine

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