Comment rebondir après un échec ?

 

Ah ! L’échec. Ça fait mal, n'est-ce pas ? Je sais de quoi je parle, je viens de voir partir en fumée le projet qui me tenait le plus à cœur : celui d'entamer des études de psychologie. Mon dossier a été refusé par la fac. Ouch, ça fait vraiment mal, je confirme. « Je suis nulle », « J'aurais dû faire autrement », « Ma famille a raison, je ne construis rien », « De toute façon, je rate tout ce que j'entreprends », c'est à peu près ce que je me suis répété en boucle, dans ma tête, les deux premiers jours qui ont suivi l'annonce.

Que ce soit sentiment, professionnel, familial ou scolaire comme moi ‒, l’échec est toujours difficile à encaisser. Perte de confiance en soi, honte, découragement, tristesse, colère, perte de confiance en la vie, dans les autres, etc... l’échec nous plombe et nous fait tout remettre en question. Mais, heureusement, c'est passager, et si on se bouge un peu les fesses, ça peut même être bénéfique pour nos nouveaux projets. Rebondir après un échec ça demande quelques étapes à respecter, aujourd'hui, je vous explique en quoi ça consiste.

 

1ère étape

Accepter l’échec

 

Le plus important est de ne pas nier l’échec et de ne pas fuir (dans les voyages, les sorties, ou, par exemple, sur un enchainement de relations, quand c'est un échec amoureux) pour penser à autre chose. Il faut laisser venir et vivre ses émotions quelques quelles soient, se dire que l'aventure est terminée puis se laisser le temps de digérer la nouvelle. Fuir c'est nier la blessure plutôt que de la soigner et elle reviendra tôt ou tard, sachez-le.

Perso, j'ai dû faire le deuil de ces études (car, vu mon âge canonique, je ne compte pas retenter l'année prochaine) que je rêvais pourtant de faire depuis près de 10 ans. Ça a été dur, j'ai ressenti de la déception, de la colère, de la tristesse, mais c'est ainsi, je ne dois pas me voiler la face, la guérison viendra plus tard.

Accepter l’échec c'est ne pas voir ressurgir le problème dans quelques années.

 

 

2ème étape

Analyser l’échec

 

Après la déception, vient la remise en question. Il faut réfléchir au pourquoi. Comment cet échec est-il arrivé ? : « L'objectif était-il trop élevé ? » « Ai-je vraiment tout fait ? » « En avais-je réellement envie ? »

Que ce soit causé par nos décisions, un événement extérieur ou un mélange des deux, faire le point sur ce qu'il s'est passé et comment ça s'est passé, permet d'en tirer les leçons pour s'améliorer.

Pour ma part, c'est clairement mon dossier qui n'était pas assez bon, mon âge qui m'a desservi, les notes de mon bac, vieux de près de 20 ans, et, sûrement, ma lettre de motivation qui ne devait pas être assez ciblée. Il y a aussi le fonctionnement de Parcoursup, de l’État en général, du système de notage etc... Bref, mon dossier n’était pas adapté à leurs exigences.

Analyser son échec, c'est, aussi, prendre conscience qu'on ne peut pas tout maîtriser.

 

3ème étape

Assumer sa responsabilité

 

Même si on peut être tenté de remettre la faute sur les autres, il y a forcément une (grosse) part de responsabilité qui nous incombe. Demander l'avis de ses proches, ou de ses collègues lorsque c'est professionnel, permet de noter ce que l'on a mal fait pour ensuite évoluer dans le bon sens.

Je vous avouerai qu’après m’être dit que j’étais la dernière des nulles, j'ai pesté bien comme il faut contre le système qui privilégie des dossiers impersonnels et des candidats sortant du lycée, plutôt que les gens réellement motivés. Mais, en réalité, étais-je réellement si motivée que ça ? Je voulais surtout faire la première année et je m’étais dit que je verrai pour la suite. Cela s'est-il ressenti dans ma lettre de motivation ? Ai-je eu un excès de confiance ? Probablement. À moi de ne pas refaire les mêmes erreurs pour mes futurs projets.

Assumer sa responsabilité c'est ne pas remettre toute la faute sur les autres et se demander où l'on a merdé pour faire mieux la prochaine fois.

 

 

4ème étape

Reprendre confiance en soi

 

On l'a dit, vivre un échec ça fout un sacré coup à l'estime de soi. Pourtant nous ne sommes pas ce que nous avons mais bien ce que nous sommes. Se séparer, rater ses études, foirer un concours, ce n'est pas ce qui nous défini, mais juste une étape dans notre vie. Étape que nous avons ratée, certes, mais, au moins, nous avons pris le risque, nous pouvons être fier de nous.

Pour reprendre confiance en soi, il est bon de faire le bilan de ses points forts, de ses qualités, de ses succès antérieurs, et de s’entourer de bonnes personnes qui ne vont pas nier notre échec mais plutôt nous encourager à continuer de façon différente.

Se fixer de petits objectifs permet, également, de se sentir à nouveau fier de soi : réaménager son appart, faire un voyage, commencer un nouveau sport etc...

J'ai vite repris du poil de la bête grâce, notamment, à tous les messages que j'ai reçu de proches et de moins proches me rassurant sur le fait que j’étais faite pour cette branche, mais pas forcément pour ce projet précisément. Je ne suis pas nulle, ce n’était, peut-être, juste pas les études qu'il me fallait.

Reprendre confiance en soi c'est se rappeler toutes nos qualités et continuer à avancer.

 

5ème étape

Trouver de nouvelles solutions

 

Visiblement, ce projet n’était pas fait pour nous à ce moment de notre vie. Que ce soit amoureux, scolaire, professionnel ou familial, ça ne veut pas dire que nous devons arrêter de tenter, pour autant, d’être amoureux, de travailler, d’étudier ou d'avoir des relations qui nous plaisent, ça veut dire qu'il faut le faire autrement. « Qu'est-ce que je dois changer pour que ça fonctionne la prochaine fois ? » est la question la plus importante à se poser.

« Est-ce que j'ai choisi la bonne voix ? N'aurais-je pas, plutôt, dû faire une formation moins longue et qui m'aurait plus motivée (et ça se serait vu dans mon dossier) ? Dois-je y mettre toute mon énergie ? Ou, au contraire, que ça n’empiète pas trop sur ma vie privée qui est plus importante que tout ? » C'est toutes les questions que je me pose depuis quelques jours.

Trouver de nouvelles solutions ce n'est pas abandonner son projet s'il nous tient toujours à cœur, mais, plutôt, l'adapter à nos capacités.

 

 

6ème étape

Définir un nouvel objectif

 

Après avoir bien digéré, analysé et assumé l’échec, puis avoir repris confiance en soi et trouver de nouvelles solutions, il est temps de définir un nouvel objectif. Cet échec nous aura permis d'y voir plus clair, d’ajuster nos envies et nos capacités et de repartir vers un nouveau projet sûrement plus en adéquation avec ce que l'on veut, et peut, vraiment.

Personnellement, j'ai décidé de squeezer les longues études qui me fatiguaient d'avance et que je n’étais, de toute façon, pas certaine de terminer. L’échec m'aura fait comprendre que ce système ne me convient pas, je ne suis pas assez scolaire pour ça. Cependant, il m'aura, aussi, confirmé que j'ai, plus que tout, envie d'exercer un métier d’écoute et d'aide. Après réflexion, j'ai décidé de me diriger vers une formation de thérapeute. Cet échec m'a fait comprendre que je voulais surtout avoir la reconnaissance des études car je ne croyais pas encore assez en moi pour être sûre d’être validée sans tout ce bagage. Mais, la reconnaissance, même si ça rassure, ce n'est pas, forcément, ce qui aurait fait de moi une bonne psychologue, ni même aidée à terminer ce cursus si long et difficile (surtout à mon âge). Certes, ça ne sera pas le même métier, je n'aurai pas autant de savoir, mais la satisfaction d'aider mon prochain sera probablement au même niveau.

Se fixer de nouveaux objectif c'est réaliser qu'on est capable d'avancer malgré tout.

 

Rappelez-vous : l’échec n'est pas une fin, mais une étape vers la réussite.

 

Sources : symphonypartners.fr, reussirmavie.net

 

 

 

 

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